Home
Matt Coco
Artiste née à Dijon en 1974 et vivant à Lyon, Matt Coco est diplômée de l’Institut d’Art Visuel d’Orléans. Son travail s’inscrit à la fois dans des programmes de résidences en France (Astérides Marseille, Centre d’Art Les Pénitents Noirs, la Factatory à Lyon...) et à l’étranger (Pépinières Européennes pour la jeune création, Hong Ti Art center de Busan, Langage plus Québec, GRAME lyon…). Elle fait partie du réseau Documents d’Artistes Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2021.
Elle enseigne aux PAA de l’ENSBA de Lyon en langue des signes française auprès de public sourds, aux Ateliers Henri Matisse de Vénissieux ainsi qu’à l’ENSAG de Grenoble en tant qu’intervenante en art. Depuis 2022, elle intervient régulièrement au MAC Lyon et à la Biennale d’Art Contemporain de Lyon au travers de workshop performance en LSF dont sont issue des performances in situ avec des performeurs sourds ( Pourquoi peut droit besoin 2022, Hors propos 2023, Comme un fuck ! 2024 et Pourquoi vient mot 2024).
Abri de la colombière
Objets lithiques abri de la Colombière- Ain - -17 000 / -14 000 BP
Mon intérêt pour l’art pariétal infuse et fait écho à ma pratique artistique.
Au-delà, de l’émotion que provoque la visites de sites remarquables, c’est bien la résonance avec ma pratique plastique qui m’interpelle, la relation à la trace, cherchant régulièrement la façon de dialoguer avec ce type de production, tout du moins cherchant l’angle par lequel toute cette « nourriture » préhistorique peut l’alimenter. L’absence de véri cations des interprétations, ouvre des scénarios possibles me permettant, en tant qu’artiste, de créer un espace d’interprétation propre quant au rapport que les préhistoriques entretenaient avec le vivant, la relation au groupe, le rituel, la relation au cosmos...
Empreintes fossilisées, galets gravés, tracés digitaux, réactivent nos similtudes avec sapiens des périodes Aurignaciennes, ou du paléolithique supérieur dont la distance temporelle est vertigineuse mais dont la sensibilité face au lieu (formes, matières, sonorités) et aux objets peut nous être commune.
L’ensemble de cette série à la javel sur papier vert de gris a été réalisée dans le cadre du centenaire de la découverte des objets magdaléniens de l’abri en 2023. A cette occasion, je suis allée au département géologique de la DOUA où sont conservés la quasi totalité des découvertes de l’abri de la Colombière.
En tenant chaque objet, une émotion particulière est née de cette sensation que sapiens magdalénien et moi avons posé ce regard sur ces formes et matières. Regard à l’origine de la sélection pour ensuite les graver, sculpter...
Le dessin présenté ici, appartient à un ensemble qui a pour sujet la forme de départ, la forme où se love le récit, celle qui a motivé le choix. Pour certains, représentant des galets gravés de gures animales, l’ensemble des gravures préhistoriques ont été enlevées de l’image source a n de nous concentrer sur les volumes, le vide extérieur, la source et ainsi o rir au spectateur la possibilité de chercher une chose qu’il ne peut voir mais contenue en lui.
Pour celui-ci, il s’agit de pierres taillées à des ns utilitaires laissant imaginer pour le/la novice la place de la main: dans l’a priori percussion, son, mouvements et a posteriori, le geste qui en découle. La technologie lithique est, selon André Leroy-Gourhan, intrinsèquement lié au langage et à son évolution. Langage verbal, conceptuel et technicité de la main empreintent les mêmes chemins.
Les mains en céramique qui soutiennent le dessin, semblent présenter et o rir mais aussi montrer, exprimer.
abri-sous-roche-prehistorique-de-la-colombiere-pres-poncin-ain-1915
abri-sous-roche-prehistorique-de-la-colombiere-pres-poncin-ain-1915